
Un petit apercu de notre WE a Malapascua, et de nos quelques heures a Cebu, pendant la messe: il y a tellement de monde qu'elle a lieu dehors, et les gens se bousculent...pas vraiment comme chez nous. C'est aussi ce WE que l'on a essuye notre premier typhon de l'annee, heureusement pas bien violent, juste une tempete ;-)
Sur cette petite ile ou il n'y a pas d'electricite (simplement des generateurs et aucune maison en dur excepte les hotels), nous avons assiste a la mise a mort d'un cochon, nous nous sommes promenees a l'interieur sur des petits chemins sablonneux et avons traverse un cimetiere abandonne.
Apres ces 3 jours loin de tout, le retour a Manille est comme d'habitude un peu rude....heureusement que toutes les petites tetes de la Fondation sont la!





Il y a quelques jours, j'ai assiste a une apres midi tres emouvante: Cristian, un enfant de 6 ans de la maison Marco Polo (celle dans laquelle j'ai passe mon mois d'immersion) est parti pour son nouveau pays, l'Espagne, avec ses parents d'adoption. C'etait tres emouvant de voir les parents vivre un des plus beaux jours de leur vie, et de voir tous les autres enfants dire au revoir a leur copain. Ils avaient prepare des chants, une danse, un diapo de photos de Cristian quand il etait petit.....puisqu'il est arrive tres jeune, a 2-3 ans, trouve dans la rue par un trycicle. Ma copine Estela, la maman de substitution de la maison, etait toute emue elle aussi....c'est comme si elle avait une vingtaine d'enfants, et qu'elle en laissait partir un...
J'ai aussi ete dans l'un des endroits les plus horribles qui soient. A Manille, la politique du maire est de mettre les pauvres en dehors de la ville. Il ne faut pas voir la pauvrete. Alors la police rafle, au sens propre du terme, des enfants, des vieillards, des familles entieres, qui vivent dans la rue ou se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment. Toutes ces personnes sont ensuite amenees au RAC - le Reception Action Center. Quelques volontaires de la Fondation bossent au RAC tous les jours et font des animations. C'est aussi le lieu d'ou viennent la plupart de nos enfants. Je pars donc un matin avec Dominique, le president de l'asso et ma copine Mathilde. Je decouvre un lieu sale, bruyant et surtout une prison: des adolescents sont enfermes comme des animaux dans des cellules de quelques metres carres. Ils n'ont meme pas la place de s'allonger. Quand on penetre dans le couloir, on voit des petits bras a travers les barreaux, suppliants de les sortir de la. Ils ont l'air triste, le regard vide, et l'odeur est pestinencielle. Au detour d'une piece, nous voyons un bebe nu, face contre terre et qui s'epoumonait a force de pleurer. On demande a la jeune fille a ses cotes si c'est son bebe. Elle dit que non, et que le bebe n'a pas de maman. Ni une ni deux, Dominique signe quelques papiers et le bebe part avec nous. On l'amene a Mother and Child, la maison qui accueille de jeunes meres et leur bebe mais aussi des bebes abandonnes des la naissance. Lave, change et habille, il s'endort enfin. Quand on vit ces choses la, on a qu'une envie, c'est de l'aimer le plus fort possible pour lui donner ce qu'il n'a jamais eu, et d'esperer que son avenir sera meilleur que les premiers mois voire les premieres semaines de sa petite vie.